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Castelnaud-La-Chapelle
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Histoires de maintenant

Au cours du temps
Hippocampe Castelnaud
Castel-hippocampe
Habillée de familles, de maisons, de hameaux
Ma commune fière, trône au bord de l’eau ;
Son profil m’apparut, un soir sous la lampe,
Découpant innocent, les traits d’un hippocampe

C’est à l’ouest, où se couche Dordogne
Sur falaises calcaires sur lesquelles se cognent
Impétueuses eaux claires qui se plaignent et grognent,
Que là, sur la pointe, tout au bout du museau
Du bel animal, tombe dans l’eau
La pente raide d’Envaux

Sur l’onde affolée, par un vent de l’ubac
Mille reflets dorés portent à la surface
Les créneaux, les remparts du château de Fayrac ;
Dérivent pour toi, Joséphine au coeur tendre
Peignent en rayons au coeur d’un méandre
Ta noble demeure, ton château des Milandes

En son corps souple, droit, majestueux
Le village grimpe en chemins tortueux.
Quand la bête respire, gonfle ses nageoires
Et trouble les mille ans du modeste lavoir,
Sur son éperon, fort, le château
Veille sur Castelnaud

Traversant serein sa nageoire dorsale
Céou jette dans rivière ses eaux froides
Se mélange, se confond et imprègne la toile
De ce paysage profond aux couleurs abyssales ;
Et mon coeur ébahi par ce charme inouï
Verse larmes de joie dans mes yeux éblouis.

Avec sa queue enfin, hippocampe s’emmêle
Entre hameaux, clocher, monument et stèle,
Protégeant d’écailles le bourg de la Chapelle.
Balayant sur la butte, en lui tournant le dos,
Frêle courant dans fenêtres à meneaux
L’imposante bâtisse de son château Péchaud

Comme cheval de mer aux racines s’accroche,
Tes femmes et tes hommes vivent dans ta poche ;
Comme ce noble animal au gré des courants,
Tu coules la vie, protège tes habitants.
Si tu sembles docile, prends garde à tes pastels
Comme ce cheval gracile : Castelnaud la Chapelle.

Alain Debet
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