À Castelnaud, impossible de dissocier la Dame Blanche de la grande Histoire. Les versions divergent, mais toutes placent l’apparition dans le contexte troublé de la Guerre de Cent Ans (1337-1453), lorsque la forteresse passe aux mains des Anglais puis aux Français (source : Musée de la guerre au Moyen-Âge). Certains prétendent qu’il s’agirait d’une châtelaine, Marguerite, épouse d’un seigneur partisan des Anglais, condamnée à mort pour trahison en ayant tenté d’aider son peuple affamé ; d’autres y voient plutôt une victime innocente du tumulte médiéval, morte de chagrin ou retranchée dans une tour oubliée du château.
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Selon un manuscrit conservé aux Archives départementales de la Dordogne (cote 5J32), une mystérieuse dame aurait péri dans la basse-cour lors d’une attaque à l’été 1442. Elle hanterait depuis le donjon.
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Des chroniques orales parlent aussi d’une jeune servante, injustement accusée de sorcellerie pendant les troubles religieux du 16e siècle, dont l’esprit n’aurait jamais trouvé le repos.
Ce qui frappe, c’est la permanence de cette figure féminine tragique, blanche de sa robe et de son absence, assistant impuissante à la perte ou à la trahison, symbole du château lui-même, pris dans les jeux de pouvoir.