Impossible de parler de l’imaginaire local sans évoquer la guerre historique — et symbolique — entre Castelnaud et Beynac. Rivaux sur les deux rives de la Dordogne, on raconte que leurs seigneurs n’auraient jamais cessé d’échanger, non seulement des flèches ou des assiégés… mais aussi des coups de malice, transmis de génération en génération comme d’anciens secret d’alcôves.
- La Dame blanche de Castelnaud : Selon plusieurs recueils de récits oraux (voir notamment les travaux du Centre Régional du Patrimoine Oral en Dordogne), la silhouette d’une Dame blanche hanterait les abords du château de Castelnaud, à la recherche d’un amour perdu lors d’une trêve rompue entre les deux châteaux rivaux. Cela fait écho à d’autres Dames blanches qu’on dit avoir vu aussi, côté Beynac ou au détour des jardins suspendus de Marqueyssac.
- Le pont du diable : Entre Castelnaud et La Roque-Gageac, plusieurs légendes rapportent que la traversée de la Dordogne aurait été “offerte” au Diable en échange d’un pont, permettant aux seigneurs de guerroyer plus rapidement. On retrouve ce thème du pacte diabolique dans plusieurs villages riverains.
De château en château, la frontière entre le mythe et la réalité militaire ou amoureuse est ténue : Beynac, Marqueyssac et Castelnaud se renvoient ainsi les histoires d’apparitions nocturnes, de souterrains secrets (non prouvés malgré de nombreux sondages archéologiques) ou de trésors cachés, rappelant combien la vallée est, à sa façon, un territoire de contes en miroir.